Médecin agréé Ordre des Médecins BE · Information professionnelle conforme à la loi du 23 mai 2013
Botox · Zone front

Botox du front : rides horizontales.

Anatomie du muscle frontal, équilibre avec la glabelle, doses 10 à 30 unités, résultats à 14 jours.

Par Dr Aude Van Ooteghem · 26 mai 2026 · Lecture 12 min

Botox front : traitement des rides horizontales
L'essentiel · 30 secondes

Botox du front : ce qu'il faut savoir

Le Botox du front cible le muscle frontal pour atténuer les rides horizontales. Sa particularité : ce muscle est le seul élévateur des sourcils, et son traitement isolé déséquilibre l'arche du sourcil. C'est pourquoi le front se traite presque toujours avec la glabelle.

  • Dose : 10 à 30 unités d'Allergan Vistabel, sur 4 à 8 points d'injection, ajustée à la mobilité du muscle
  • Front et glabelle : presque toujours traités ensemble pour préserver l'équilibre des sourcils et éviter l'effet Méphisto
  • Résultat : premiers effets à 3 à 7 jours, plein effet à 14 jours, durée 3 à 5 mois
  • Baby Botox front : doses inférieures (6 à 14 unités), mobilité partielle conservée, résultat plus naturel mais plus court
  • Complications transitoires : ptosis du sourcil, asymétrie, hématome, généralement résolus en quelques semaines
  • Avant le rendez-vous : éviter anti-inflammatoires 48 h, alcool 24 h, apporter des photos en mouvement
Introduction

Le front, un muscle solitaire.

Le front se traite au Botox pour atténuer les rides horizontales produites par la contraction répétée du muscle frontal. Cette zone fait partie des trois indications classiques avec autorisation de mise sur le marché en Europe pour la toxine botulique de type A, aux côtés des rides du lion et des pattes d'oie.

La spécificité du front est anatomique. Le muscle frontal est le seul élévateur des sourcils. Quand on le relâche partiellement avec du Botox, on doit anticiper l'équilibre avec son antagoniste, la glabelle (corrugateur et procérus), qui abaisse les sourcils. Cet équilibre est la clé d'un résultat naturel. Un front traité sans tenir compte de la glabelle peut produire une descente du sourcil, ou à l'inverse une arche excessive en queue de sourcil que l'on appelle l'effet Méphisto.

Cet article détaille l'anatomie de la zone, les doses, les points d'injection, la différence baby Botox versus Botox classique sur le front, les résultats attendus, les complications possibles, et la conduite à tenir avant le rendez-vous. Il a été rédigé par le Dr Aude Van Ooteghem, médecin spécialiste en médecine esthétique à Braine-l'Alleud.

Anatomie

Le muscle frontal et son antagoniste.

Le muscle frontal occupe toute la surface du front, de la racine des cheveux à l'arcade sourcilière. Il s'agit de la portion antérieure du muscle occipito-frontal. Sa contraction tire la peau du front vers le haut et soulève les sourcils. C'est le muscle de l'étonnement, de la concentration, de l'effort visuel.

Quand le frontal se contracte de façon répétée pendant des années, la peau qui le recouvre se plisse. Apparaissent alors les rides horizontales du front, parallèles aux sourcils. Avec le temps, ces rides deviennent statiques, c'est-à-dire visibles même au repos sans contraction.

Le frontal n'agit pas seul. Trois muscles antagonistes l'opposent dans la zone glabelle : les deux corrugateurs qui rapprochent les sourcils, et le procérus qui les abaisse. L'orbiculaire de l'œil, dans sa portion supérieure, contribue également à abaisser le sourcil. C'est l'équilibre entre le frontal (élévateur) et ces antagonistes (abaisseurs) qui détermine la position du sourcil au repos.

Si on relâche le frontal sans toucher ses antagonistes, l'équilibre bascule et le sourcil descend. C'est pourquoi le Botox du front se prescrit presque toujours en association avec la glabelle.
Règle d'or

Pourquoi front et glabelle se traitent ensemble.

L'erreur la plus fréquente en Botox du front est de l'isoler. Quand on injecte uniquement le frontal, sans neutraliser les corrugateurs et le procérus, les antagonistes prennent le dessus. Le résultat est une descente du sourcil, parfois marquée, qui donne un regard fatigué ou triste.

L'autre risque connu est l'effet Méphisto. Il survient quand on relâche la portion centrale du frontal en laissant active la portion latérale. La queue du sourcil monte alors de façon excessive et produit une arche très diabolique. Cet effet est corrigeable par une retouche ciblée mais signale une cartographie incomplète.

La règle technique partagée dans la littérature spécialisée et reprise dans les consensus internationaux (notamment les travaux de Carruthers) est claire : le front se traite avec la glabelle, sauf cas très particulier de patiente jeune avec mobilité limitée. Cette association équilibre les forces musculaires et stabilise la position du sourcil. Plus de détails sur la zone glabelle dans notre article cartographie des zones du visage.

Une seule exception fréquente concerne les patientes qui ont un sourcil naturellement bas. Dans ce cas, la glabelle est injectée plus largement pour obtenir un effet brow lift (relèvement du sourcil), tandis que le frontal est injecté plus légèrement pour ne pas annuler ce relèvement. Cette stratégie inversée demande une connaissance fine de la dynamique du visage.

Le piège du front isolé Le frontal n'est pas un muscle qu'on traite seul
Quand une patiente me demande de ne traiter que ses rides du front, ma première question porte sur sa glabelle. Sans neutraliser les antagonistes, le résultat n'est pas un front plus lisse, c'est un sourcil qui tombe. La règle est anatomique, pas commerciale.
Dr Aude Van Ooteghem
Diagnostic

L'évaluation morphologique en amont.

Avant toute injection sur le front, le médecin évalue plusieurs paramètres. Cette évaluation conditionne la dose, le placement, et le choix entre baby Botox et Botox classique.

Le premier paramètre est la forme du front. Un front bombé (avec un relief frontal marqué) ne se traite pas comme un front plat. Sur un front bombé, les rides sont souvent moins profondes mais le muscle est tonique et demande une dose modérée bien répartie. Sur un front plat ou bas, les rides peuvent être plus marquées et la zone d'injection est plus restreinte.

Le deuxième paramètre est la hauteur du front, c'est-à-dire la distance entre le sourcil et la racine des cheveux. Sur un front court (moins de 5 cm), les points d'injection sont peu nombreux et placés haut pour éviter la chute du sourcil. Sur un front haut, on peut répartir plus de points sur une plus grande surface.

Le troisième paramètre est la position du sourcil au repos. Un sourcil naturellement haut tolère une injection plus généreuse du frontal. Un sourcil bas, ou un patient avec ptosis sénile naissant de la paupière supérieure, demande beaucoup de prudence sur le frontal et plus d'attention sur la glabelle pour relever l'ensemble.

Le quatrième paramètre est la mobilité dynamique. Le médecin demande à la patiente de hausser les sourcils, de froncer, de plisser les yeux. Il identifie les zones d'activité maximale, celles où les rides apparaissent en premier, et celles qui restent immobiles. Cette analyse en mouvement guide le placement précis des points.

Technique d'injection

Doses et points d'injection.

La dose typique de Botox sur le front se situe entre 10 et 30 unités d'Allergan Vistabel. Cette fourchette large reflète la diversité des morphologies. Une patiente jeune avec un front peu marqué reçoit souvent 10 à 14 unités. Une patiente avec un front très tonique et des rides marquées peut nécessiter 20 à 30 unités. Ces fourchettes correspondent aux recommandations de la littérature et aux consensus de spécialistes publiés sur PubMed.

Le nombre de points d'injection se situe le plus souvent entre 4 et 8 points. Une distribution classique sur un front moyen comprend 5 points : un point central haut, deux points latéraux médians, et deux points latéraux supérieurs. Sur un front plus large ou plus marqué, on ajoute deux points pour une couverture plus homogène.

La règle de placement la plus importante est la distance minimale au sourcil. Les points d'injection se trouvent au minimum à 2 cm au-dessus du bord supérieur du sourcil. En dessous, le risque de descente du sourcil et de ptosis augmente. La diffusion locale du Botox couvre 1 à 1,5 cm autour du point, ce qui justifie cette marge de sécurité.

Le placement haut ou bas dans la zone autorisée influence aussi l'ouverture du sourcil souhaitée. Un placement plus haut préserve mieux la portion inférieure du frontal et donc l'élévation du sourcil. Un placement plus bas relâche plus complètement le muscle au prix d'une mobilité réduite. Le médecin choisit en fonction du résultat recherché.

L'injection se fait avec une aiguille fine (30G ou 32G), en intramusculaire, à raison de 2 à 4 unités par point selon la dose totale prévue. La séance dure 10 à 15 minutes hors consultation préalable.

Repères de dosage

Doses indicatives selon le profil.

Ces fourchettes correspondent aux recommandations Allergan Vistabel et aux protocoles validés dans la littérature internationale. Le médecin titre la dose finale selon le profil de chaque patiente et n'applique pas de protocole de catalogue.

Profil Indication Dose typique front Points
Patiente jeune, front peu marqué Prévention, baby Botox 6-14 unités 5-8 points
Front modérément marqué Atténuation classique 12-20 unités 5-7 points
Front tonique, rides marquées Atténuation marquée 20-30 unités 6-8 points
Sourcil bas au repos Frontal léger + glabelle plus dosée 8-14 unités 4-6 points hauts
Front court (moins de 5 cm) Placement restreint, prudence 8-16 unités 4-5 points

À ces doses front s'ajoutent généralement 15 à 25 unités sur la glabelle pour préserver l'équilibre des sourcils. Pour comprendre la logique de la zone glabelle, consultez l'article sur la prise en charge des rides du visage.

Choix de stratégie

Baby Botox ou Botox classique sur le front ?

Le choix entre baby Botox et Botox classique sur le front dépend du résultat recherché et du profil. Les deux approches sont valides, elles répondent simplement à des objectifs différents.

Le Botox classique sur le front utilise des doses dans la fourchette haute (15 à 30 unités) avec un placement intramusculaire profond. L'objectif est une réduction marquée de la mobilité du frontal, donc des rides au repos comme en mouvement. La durée du résultat se situe entre 4 et 5 mois. Cette approche convient aux patientes qui veulent un effet visible et durable, et qui acceptent une expressivité réduite sur le tiers supérieur.

Le baby Botox sur le front utilise des doses inférieures (6 à 14 unités) avec un placement plus superficiel, parfois en injections multiples très petites (microbotox). L'objectif est de conserver une mobilité partielle du muscle frontal, donc une expressivité naturelle, tout en atténuant les rides marquées. La durée est en général plus courte (2 à 3 mois). Pour approfondir, voir notre article dédié au baby Botox.

Le baby Botox sur le front convient particulièrement à trois profils. Les patientes jeunes (moins de 35 ans) qui veulent prévenir les rides sans figer le visage. Les patientes qui ont peur du résultat trop visible et qui veulent tester avant de s'engager sur une dose plus forte. Les patientes dont le métier exige une expressivité conservée (présentation, communication, audiovisuel).

Le Botox classique convient aux patientes qui ont des rides marquées et statiques, qui ont déjà l'expérience du Botox, et qui privilégient la durée et la profondeur du résultat sur l'expressivité résiduelle.

Calendrier

Résultats : ce qui se passe et quand.

L'effet du Botox suit un calendrier très reproductible, étudié dans la littérature pharmacologique sur la toxine botulique de type A.

Les premiers effets apparaissent en 3 à 7 jours. La patiente remarque que le froncement et le haussement des sourcils deviennent plus difficiles. Les rides s'atténuent progressivement.

Le plein effet s'observe à 14 jours. C'est le moment où le médecin évalue le résultat, où une éventuelle retouche est décidée pour corriger une asymétrie ou ajuster une zone insuffisamment relâchée. Une retouche avant 14 jours est prématurée et augmente le risque de surdosage.

Le résultat se stabilise de la semaine 3 à la semaine 8 environ, puis l'effet commence à diminuer progressivement. La durée totale d'efficacité sur le front se situe entre 3 et 5 mois en moyenne. Certaines patientes (souvent celles qui ont un muscle frontal très tonique ou un métabolisme rapide) constatent une durée plus courte (3 mois). D'autres bénéficient d'une durée plus longue (5 mois et plus).

Une nouvelle séance complète n'est pas indiquée avant 4 à 6 mois minimum. Plus précisément, l'attente recommandée par les consensus internationaux est de 6 mois entre deux injections complètes pour limiter le risque (rare) de formation d'anticorps neutralisants contre la toxine. Une retouche limitée à une zone et une dose modérée à 14 jours fait exception à cette règle.

Complications

Complications possibles et leur gestion.

Le Botox du front peut produire plusieurs types de complications, la plupart transitoires et corrigeables. Les connaître permet d'avoir des attentes réalistes et de réagir correctement si elles surviennent. Pour un panorama complet, voir notre article effets secondaires du Botox.

Le ptosis du sourcil (descente du sourcil) est la complication la plus rapportée sur le front. Elle survient quand la dose est trop forte, quand l'injection est trop basse, ou quand la glabelle n'a pas été traitée en parallèle. Elle se résorbe à mesure que l'effet du Botox s'estompe (2 à 4 mois). Une correction partielle est possible par injection de quelques unités sur la portion latérale de l'orbiculaire pour relever la queue du sourcil.

L'asymétrie d'arche survient quand le placement n'a pas été parfaitement symétrique ou quand un côté répond différemment à la dose. Elle se corrige par une retouche à 14 jours, en ajustant quelques unités sur le côté concerné. C'est l'une des raisons pour lesquelles la retouche à 14 jours est systématiquement proposée sur les premières séances.

L'effet de front figé en barre survient en cas de surdosage global du frontal. Toute mobilité du muscle est perdue, et l'absence de jeu naturel donne un aspect rigide. Cet effet n'est pas corrigeable, il faut attendre la dégradation naturelle du Botox (3 à 5 mois). C'est l'effet que le baby Botox cherche à éviter.

Le ptosis de paupière par diffusion du Botox vers le muscle releveur de la paupière supérieure est rare mais sérieux. Il se manifeste par une paupière qui tombe partiellement, donnant un regard fatigué ou asymétrique. Il se résorbe en 4 à 8 semaines. Des collyres à base d'apraclonidine peuvent partiellement compenser pendant cette période.

Les hématomes au point d'injection sont très fréquents, sans gravité, et disparaissent en 5 à 10 jours. Le risque est réduit en évitant les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l'alcool dans les jours qui précèdent.

La résistance au produit par formation d'anticorps neutralisants reste rare (estimée entre 1 et 3 pour cent dans la littérature). Elle se manifeste par une réponse insuffisante à dose habituelle, après plusieurs séances. Le médecin évalue alors la technique, la dose, et le profil avant de conclure à une vraie résistance.

Signes d'une mauvaise injection

Reconnaître un Botox du front raté.

Un bon Botox du front se voit peu : il atténue les rides en préservant la dynamique naturelle. Une mauvaise injection laisse des signes visibles que la patiente peut identifier elle-même.

Le premier signe est l'aspect de ride en barre. Au lieu d'avoir un front lisse, on observe une zone de plis très localisée juste au-dessus de la zone injectée, comme une rainure horizontale unique. Cela vient d'un placement trop bas qui laisse active uniquement la portion supérieure du frontal.

Le deuxième signe est le sourcil figé, sans aucune mobilité résiduelle. La patiente ne peut plus exprimer la surprise, l'étonnement, le doute. Ce surdosage marque l'absence de baby Botox raisonné.

Le troisième signe est l'expression coincée, où le tiers supérieur du visage paraît déconnecté du tiers moyen. Le bas du visage exprime, le haut reste statique. Le visage perd son unité expressive.

Le quatrième signe est l'arche en pointe (Méphisto), où la queue du sourcil monte de façon excessive et donne un regard diabolique. C'est un défaut de couverture latérale.

Si l'un de ces signes apparaît à 14 jours après une injection, le rendez-vous de retouche permet d'ajuster. Au-delà, il faut attendre la dégradation naturelle du Botox (3 à 5 mois) avant de réinjecter avec une stratégie révisée. Une nouvelle équipe médicale, ou une remise à plat du dosage avec le même médecin, peut être nécessaire selon les cas.

Avant de prendre rendez-vous

À quoi penser en amont.

Bien préparer son rendez-vous Botox du front améliore l'évaluation et réduit les risques d'effets secondaires bénins. Voici les éléments à anticiper.

Photos en mouvement à apporter. Le médecin a besoin de voir comment le visage bouge, pas seulement comment il est au repos. Apporter ou montrer 4 à 6 photos récentes de soi en mouvement aide énormément : sourire franc, étonnement (sourcils levés), concentration (sourcils froncés), regard détendu. Ces images permettent au médecin d'identifier la dynamique réelle du frontal et de la glabelle.

Médicaments et compléments à signaler. Toute prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, aspirine), d'anticoagulants, ou de compléments comme oméga-3, ginkgo biloba, vitamine E, ginseng. Tous ces produits augmentent le risque d'hématome. À éviter idéalement 48 à 72 heures avant la séance, sauf prescription médicale impossible à interrompre.

Alcool à éviter. Pas d'alcool dans les 24 heures qui précèdent l'injection. L'alcool dilate les vaisseaux et augmente le risque d'ecchymose au point d'injection.

Antécédents à mentionner. Toute allergie connue, antécédent de ptosis, maladie neuromusculaire (myasthénie, syndrome d'Eaton-Lambert), grossesse en cours ou souhaitée à court terme, allaitement. Le Botox est contre-indiqué dans plusieurs de ces situations.

Démaquillage et hydratation. Idéalement venir sans maquillage du front, ou prévoir qu'il sera retiré. Ne pas appliquer de soin gras dans les heures qui précèdent. Une peau bien hydratée mais propre facilite la précision de l'injection.

Questions à préparer. Demander quel volume d'unités le médecin envisage, sur quel produit (Vistabel, Bocouture, Azzalure), si la glabelle sera traitée en parallèle, si une retouche à 14 jours est incluse, quel est le tarif total. Un médecin sérieux répond à toutes ces questions sans réticence.

Le rendez-vous Botox commence par une vraie consultation, pas par l'aiguille. Une séance qui démarre à l'injection sans diagnostic anatomique préalable est un drapeau rouge.
Suites

Les heures et jours qui suivent.

Après une injection de Botox sur le front, quelques précautions simples favorisent le bon déroulement et la précision du résultat.

Dans les 4 heures qui suivent, on ne s'allonge pas (rester en position verticale réduit la diffusion en dehors de la zone visée), on ne masse pas la zone, on ne fait pas de sport intense. Ces précautions limitent la migration du produit vers des muscles non ciblés.

Dans les 24 heures, on évite le sauna, le hammam, les bains très chauds, l'exposition solaire prolongée. La chaleur peut faciliter la diffusion du Botox.

Dans la semaine qui suit, on évite les soins esthétiques intenses sur le front (peelings, lasers, microneedling). On peut maquiller normalement après quelques heures, en évitant de frotter.

Le rendez-vous de contrôle à 14 jours est l'occasion d'évaluer le résultat et de pratiquer une éventuelle retouche. Cette retouche est généralement incluse dans le tarif initial dans les cabinets sérieux. Au-delà de 14 jours, une demande de modification donne lieu à une nouvelle facturation.

L'approche Reskin

Au cabinet de Braine-l'Alleud, front et glabelle ensemble.

Le Dr Aude Van Ooteghem a fait du baby Botox raisonné et du traitement combiné front + glabelle une signature du cabinet. La règle est simple : pas de front isolé sans évaluation de la glabelle, pas de dose standard sans diagnostic morphologique préalable.

Concrètement, cela se traduit par trois pratiques. La consultation dure 30 minutes avec analyse dynamique du visage en mouvement. La photographie médicale est prise à chaque visite pour documenter le résultat et titrer les doses suivantes. La retouche à 14 jours est systématiquement proposée sur les premières séances pour ajuster sans surcoût.

Le cabinet traite la zone front avec ou sans la glabelle, en baby Botox ou Botox classique selon le profil. Les indications complémentaires sur les autres zones du visage sont discutées en consultation. Voir aussi notre article sur les zones du visage traitées au Botox.

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Questions fréquentes

Vos questions sur le Botox du front.

Combien d'unités de Botox pour le front ?

La dose typique pour le front se situe entre 10 et 30 unités d'Allergan Vistabel, réparties sur 4 à 8 points d'injection. La dose dépend de la mobilité du muscle frontal, de la hauteur du front, et du résultat recherché (atténuation partielle ou plus marquée). Une patiente débutante reçoit généralement une dose modérée, ajustée à la séance suivante selon la réponse.

Pourquoi faut-il traiter la glabelle quand on traite le front ?

Le muscle frontal est le seul élévateur des sourcils. La glabelle (corrugateur, procérus) est son antagoniste qui les abaisse. Si on relâche uniquement le frontal sans toucher la glabelle, l'antagoniste prend le dessus et entraîne une descente du sourcil. À l'inverse, si on relâche uniquement la portion centrale du frontal, on peut produire un sourcil arqué excessif appelé effet Méphisto. Le traitement combiné front et glabelle préserve l'équilibre.

Quel résultat à quel moment après l'injection ?

Les premiers effets apparaissent en 3 à 7 jours après l'injection. L'effet maximal s'observe à 14 jours. La durée du résultat se situe entre 3 et 5 mois pour le front, parfois plus court chez les patientes qui ont un muscle frontal très actif. Une retouche éventuelle se fait à 14 jours après évaluation, jamais avant. Une nouvelle séance complète n'est pratiquée qu'après 4 à 6 mois minimum.

Quelle différence entre baby Botox et Botox classique sur le front ?

Le Botox classique vise une réduction marquée de la mobilité du muscle frontal. Le baby Botox utilise des doses inférieures (généralement 6 à 14 unités sur le front), réparties sur plus de points superficiels, pour atténuer les rides en conservant une mobilité partielle. Le résultat est plus naturel mais souvent plus court (2 à 3 mois). Le baby Botox convient particulièrement aux fronts peu marqués, aux patientes jeunes, ou aux profils qui veulent garder beaucoup d'expressivité.

Quelles complications possibles sur le front ?

Les complications les plus rapportées sont la chute de la queue du sourcil (ptosis du sourcil), l'asymétrie d'arche, l'aspect de front figé en barre, et plus rarement le ptosis de paupière par diffusion. La plupart sont transitoires et se résolvent à mesure que l'effet du Botox s'estompe (2 à 4 mois). Une asymétrie peut être corrigée par une retouche ciblée à 14 jours. Pour une revue complète, voir l'article effets secondaires du Botox.

Qu'éviter avant un rendez-vous Botox du front ?

On évite les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, aspirine) dans les 48 à 72 heures avant l'injection, qui augmentent le risque d'hématome. On évite l'alcool dans les 24 heures précédentes. On signale toute prise de médicament, complément (oméga-3, ginkgo, vitamine E), et antécédent allergique. On vient sans maquillage si possible. Apporter des photos en mouvement (sourire, étonnement) aide le médecin à comprendre la dynamique du visage.

Combien coûte une injection de Botox sur le front ?

Le tarif varie selon la dose et le médecin. Pour une zone seule traitée, le prix se situe généralement entre 200 et 350 euros en Belgique. Quand le front est combiné à la glabelle, ce qui est l'approche recommandée, le tarif se situe souvent entre 300 et 450 euros. Le tarif détaillé du cabinet Reskin Clinic est publié sur la page tarifs.

Le Botox du front peut-il marcher dès la première fois ?

Oui, l'effet pharmacologique est obtenu dès la première injection. Une minorité de patientes (estimée entre 1 et 3 pour cent dans la littérature) développent une résistance au produit après plusieurs séances ou présentent des anticorps neutralisants, ce qui réduit l'efficacité. En l'absence de réponse à 14 jours, le médecin évalue la dose, la technique, et le profil avant de conclure à une résistance, qui reste rare.

À Braine-l'Alleud

Le Dr Aude Van Ooteghem (INAMI 1 82549 05 003) propose le Botox du front, en zone seule ou en combinaison front + glabelle, au cabinet Reskin Clinic à Braine-l'Alleud, à 10 minutes de Waterloo et Nivelles, 15 minutes de Lasne et Uccle, 20 minutes de Bruxelles.

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Sources et références

Information médicale vérifiable.

Article rédigé par le Dr Aude Van Ooteghem, médecin spécialiste en médecine esthétique, ULB. Publié et vérifié le 26 mai 2026.

  • Allergan Aesthetics · Vistabel Information professionnelle Notice produit, indications AMM Europe, posologie front et glabelle, précautions d'emploi. allerganaesthetics.com
  • AFMPS · Agence fédérale des médicaments et produits de santé Autorité de santé belge. AMM toxine botulique de type A, surveillance. afmps.be
  • ANSM · Agence nationale de sécurité du médicament Autorité française de référence pour la toxine botulique en Europe. ansm.sante.fr
  • EMA · Agence européenne des médicaments Autorisation de mise sur le marché européenne pour les indications esthétiques de la toxine botulique de type A. ema.europa.eu
  • Carruthers et al. · Consensus international sur l'injection de toxine botulique Recommandations de panel d'experts pour le traitement du tiers supérieur, équilibre front et glabelle. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • PubMed · Frontalis botulinum toxin dosing Littérature médicale sur les protocoles de doses, points d'injection, complications du muscle frontal. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • Société Française de Médecine Esthétique (SFME) Recommandations professionnelles francophones, formation continue, protocoles d'injection front. sfme.info
  • FDA · Botox Cosmetic prescribing information Référentiel américain pour la toxine botulique de type A, indication front depuis 2017. fda.gov
  • Société Belge de Dermatologie et Vénéréologie Recommandations professionnelles belges, formation continue.
  • Loi du 23 mai 2013 sur la médecine esthétique Cadre légal belge encadrant la pratique et la communication en médecine esthétique.
Dr Aude Van Ooteghem, médecin spécialiste en médecine esthétique à Braine-l'Alleud
L'auteur

Dr Aude Van Ooteghem.

Médecin spécialiste en médecine esthétique à Braine-l'Alleud (Brabant Wallon). Diplômée de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), inscrite à l'Ordre des Médecins de Belgique. Pratique fondée sur une approche progressive, structurelle et naturelle, dans le respect strict de la loi du 23 mai 2013.

INAMI
1 82549 05 003
Ordre
Ordre des Médecins de Belgique
Diplôme
Doctorat en Médecine, ULB
Spécialité
Médecine esthétique
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