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Journal · Avant le premier rendez-vous

Injection acide hyaluronique : ça fait mal ?

Échelle de douleur par zone, anesthésie disponible, ce qui se passe avant, pendant et après. La réponse honnête à l'objection numéro un avant un premier rendez-vous.

Par Dr Aude Van Ooteghem · 29 mai 2026 · Lecture 11 min

Injection acide hyaluronique : ça fait mal ?
L'essentiel · 30 secondes

Douleur de l'injection : ce qu'il faut retenir

Une injection d'acide hyaluronique provoque une gêne, pas une douleur intense. La sensation dépend fortement de la zone et de l'anesthésie utilisée. Avec une crème anesthésiante posée 30 minutes avant et un gel qui contient déjà de la lidocaïne, la majorité des patients décrivent un picotement ou une pression supportable.

  • Zones les plus sensibles : lèvres (5-7/10 sans anesthésie), cernes (4-5/10), menton (4/10)
  • Zones les moins sensibles : pommettes (3/10), sillon nasogénien (3-4/10)
  • Anesthésie disponible : crème EMLA, lidocaïne intégrée au gel, bloc nerveux dentaire pour les lèvres, glace, vibration
  • Préparation : pas d'aspirine ni d'AINS 48h avant, pas d'alcool 24-48h, bien manger, bien dormir
  • Après : oedème 24-48h, sensibilité 1-3 jours, parfois ecchymoses 5-10 jours
  • Urgence : douleur intense persistante, blanchiment cutané, troubles visuels
Introduction

La question que tout le monde se pose en silence.

Avant un premier rendez-vous d'injection d'acide hyaluronique, la peur de la douleur arrive en tête des objections. Elle passe souvent avant le prix, avant le résultat, avant la peur du regard des autres. C'est une peur rationnelle : l'aiguille existe, le visage est une zone sensible, personne n'a envie d'avoir mal pour des raisons esthétiques.

Cet article répond directement à cette peur, sans la minimiser et sans la dramatiser. Il décrit la douleur réelle par zone, les anesthésies disponibles, ce qui se passe avant l'aiguille, pendant l'injection, dans les 24 à 72 heures qui suivent. Il liste aussi les signaux qui doivent faire consulter en urgence, parce que la sécurité passe avant le confort.

L'article a été rédigé par le Dr Aude Van Ooteghem, médecin spécialiste en médecine esthétique à Braine-l'Alleud. Il s'appuie sur la littérature médicale (PubMed), les données fabricants validées par l'AFMPS et l'ANSM, et sur les protocoles d'anesthésie utilisés en pratique courante.

Échelle réelle

La douleur n'est pas la même partout sur le visage.

La densité de terminaisons nerveuses varie considérablement d'une zone à l'autre du visage. Certaines régions sont innervées par des branches du nerf trijumeau particulièrement réactives, d'autres ont une peau plus épaisse et moins sensible. Les chiffres ci-dessous résument la sensation décrite sur une échelle de 0 à 10 (échelle visuelle analogique, EVA), sans anesthésie locale. Avec une crème anesthésiante et une lidocaïne intégrée au gel, ces valeurs sont divisées par deux ou par trois.

Ces ordres de grandeur sont cohérents avec les enquêtes patients publiées dans la littérature, notamment l'étude de Carruthers et Solish sur la tolérance des patients aux fillers à base d'acide hyaluronique. Ils correspondent aussi à ce qu'on observe en pratique quotidienne en cabinet.

La phrase la plus fréquente après une première injection : "C'est moins pire que je pensais." La phrase juste après : "C'est moins pire qu'un tatouage."
Zones plus sensibles

Lèvres, cernes, menton

Sans anesthésie spécifique. Avec EMLA + lidocaïne intégrée, divisez par deux. Avec bloc nerveux dentaire pour les lèvres, la valeur tombe à 1-2/10.

Zones moins sensibles

Pommettes, sillon nasogénien

Sans anesthésie spécifique. Avec EMLA + lidocaïne intégrée, la sensation devient un picotement à peine perceptible.

Anesthésie

Trois niveaux pour réduire la douleur.

L'anesthésie d'une injection d'acide hyaluronique se fait en trois couches qui se cumulent. Aucune n'est obligatoire, mais en pratique, la combinaison crème + lidocaïne intégrée couvre la grande majorité des séances. Le bloc nerveux est réservé aux lèvres, sur demande ou en fonction de la sensibilité.

Premier niveau : la crème anesthésiante. Le produit de référence est l'EMLA (lidocaïne 2,5 % et prilocaïne 2,5 %), distribuée par AstraZeneca et autorisée par l'AFMPS belge. La crème est appliquée en couche épaisse sur la zone à injecter, recouverte d'un film occlusif, et laissée en place 30 à 60 minutes. Elle anesthésie l'épiderme et le derme superficiel sur 2 à 3 millimètres de profondeur, ce qui suffit à amortir la sensation de la piqûre.

Deuxième niveau : la lidocaïne déjà dans le gel. La plupart des gels d'acide hyaluronique de dernière génération contiennent de la lidocaïne pré-mélangée, libérée au moment de l'injection. C'est le cas du Restylane Kysse (Galderma), du Juvederm Ultra et Vycross XC (Allergan), du Belotero Intense Lidocaine (Merz). Cette anesthésie agit en quelques secondes et couvre la phase d'infiltration du produit, qui est souvent plus inconfortable que la piqûre elle-même.

Troisième niveau : le bloc nerveux dentaire. Pour les lèvres, le médecin peut anesthésier le nerf qui les innerve avec une injection unique de lidocaïne, comme un dentiste avant un soin. La piqûre initiale est comparable à celle d'une carie. Une fois le bloc en place, l'injection d'acide hyaluronique elle-même est quasi indolore (1 à 2 sur 10). Cette technique n'est pas systématique, elle se discute en consultation avec les patients qui ont une sensibilité particulière ou une appréhension forte.

Compléments non médicamenteux. La glace appliquée 1 à 2 minutes avant la piqûre désensibilise et réduit le risque d'hématome par vasoconstriction. La vibration (appareil type Buzzy ou simple massage à proximité du point d'injection) sature les fibres nerveuses et diminue la perception de la douleur, c'est ce qu'on appelle le "gate control". Le contrôle respiratoire (respiration lente et profonde) baisse l'anxiété et donc le ressenti.

Chronologie

Avant, pendant, après : trois moments différents.

01

La piqûre · 1 à 2 secondes par point

Sensation brève de pincement ou de chaleur. C'est la phase la plus intense en intensité, mais la plus courte. Avec EMLA en place, beaucoup de patients ne la sentent presque pas. Sans EMLA, elle reste comparable à une piqûre de rappel vaccinal.

02

L'infiltration · 5 à 30 secondes

Le produit est injecté dans le derme. Sensation de pression, parfois de léger pincement, parfois de chaleur. La lidocaïne intégrée commence à agir en quelques secondes, l'inconfort diminue rapidement. C'est la phase qui pose le plus problème quand le gel ne contient pas de lidocaïne.

03

Après · 24 à 72h

Oedème léger pic à 24-48h. Sensibilité au toucher pendant 1 à 3 jours. Parfois ecchymose au point d'injection, qui disparaît en 5 à 10 jours. Le maquillage est possible le lendemain. La douleur résiduelle est une gêne, pas une douleur active.

La distinction entre ces trois phases est utile parce qu'elle permet de désamorcer un malentendu fréquent. Quand un patient dit "J'ai eu mal", il décrit en général l'oedème et la sensibilité au toucher dans les heures qui suivent, pas la piqûre elle-même. C'est une gêne sourde, pas une douleur aiguë. Elle est prévisible et fait partie de la chronologie normale d'une injection.

L'oedème est la réponse inflammatoire de la peau au geste et au produit. Sa résorption suit une courbe : minimum à H+0, pic à 24-48h, retour à la normale à 5-7 jours. Sa intensité dépend de la zone (lèvres et cernes gonflent davantage), du volume injecté, et de la qualité de l'asepsie. Il n'a rien d'anormal et ne doit pas être confondu avec un signe de complication.

Le réflexe lacrymal Pourquoi on pleure pendant les injections péri-orbitaires
Ce n'est pas la douleur qui fait pleurer, c'est l'anatomie. Le nerf infra-orbitaire partage des fibres avec la glande lacrymale. Quand l'aiguille passe à proximité, les yeux se mettent à pleurer mécaniquement. C'est un réflexe, pas un signal d'alerte.
Dr Aude Van Ooteghem
Préparation

Ce qui se joue dans les 48 heures avant.

La douleur d'une injection se joue en partie avant la séance. Une bonne préparation diminue la sensation pendant l'acte, réduit le risque d'hématome, et limite l'oedème post-injection. Les recommandations ci-dessous sont standard et reprises par la littérature en chirurgie esthétique mineure.

Éviter les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) 48 heures avant. Aspirine, ibuprofène, diclofénac, kétoprofène. Ces molécules fluidifient le sang et augmentent significativement le risque d'hématome. Le paracétamol est autorisé sans restriction. En cas de traitement anticoagulant prescrit, ne jamais l'arrêter sans avis médical : la consultation préalable adapte le protocole.

Pas d'alcool 24 à 48 heures avant. L'alcool a un effet vasodilatateur et augmente lui aussi le risque d'ecchymose. Une coupe de champagne la veille au soir n'est pas dramatique, mais une soirée arrosée la veille rendra le résultat plus marqué pendant 4 à 5 jours.

Bien dormir, bien s'hydrater, manger normalement avant la séance. Cette dernière recommandation est sous-estimée. Une injection à jeun augmente fortement le risque de malaise vagal : pâleur, sueurs, sensation de tête vide, parfois perte de connaissance brève. C'est désagréable et sans gravité, mais entièrement évitable. Manger un repas léger 1 à 2 heures avant suffit.

Arriver en avance pour la pose de la crème anesthésiante. Trente minutes minimum, idéalement 45 à 60 minutes pour les lèvres. La crème EMLA agit lentement, raccourcir le délai diminue son efficacité.

Démaquiller la zone à injecter. Le maquillage gêne l'asepsie. Le médecin nettoiera de toute façon avec un antiseptique, mais arriver démaquillée fait gagner du temps et évite les frottements supplémentaires sur la peau.

Tolérance documentée

Ce que dit la littérature.

Plusieurs études ont mesuré la tolérance des patients aux injections d'acide hyaluronique avec et sans lidocaïne intégrée. Les résultats convergent.

Une étude pivot publiée dans Dermatologic Surgery par Jeffrey M. Weinkle et coll. a comparé Juvederm Ultra avec et sans lidocaïne intégrée chez 50 patients en split-face. Le côté avec lidocaïne a été décrit comme significativement moins douloureux, dès la première seconde et tout au long de l'infiltration. Les scores moyens passaient de 4,4/10 à 1,9/10 sur l'échelle EVA. La quasi-totalité des patients préféraient la formulation avec lidocaïne pour leurs séances futures.

Dans une enquête de tolérance menée par Jean Carruthers et Nowell Solish sur l'utilisation des fillers à base d'acide hyaluronique, plus de 80 % des patientes interrogées qualifiaient la douleur de "tolérable" à "minime" dès lors qu'une anesthésie de surface était utilisée. La grande majorité disait qu'elles renouvelleraient l'expérience sans hésitation. La comparaison spontanée avec le tatouage ou l'épilation laser revient régulièrement dans les retours patients : la sensation est jugée moins intense.

Les recommandations de la Société Française de Médecine Esthétique (SFME) et celles de la Société Belge de Dermatologie rejoignent ces données. Elles encouragent la combinaison anesthésie de surface + lidocaïne intégrée comme standard de prise en charge, avec recours au bloc nerveux pour les zones très sensibles ou les patients à seuil de douleur bas.

Pour aller plus loin, l'article complémentaire Acide hyaluronique : le guide complet détaille les types de gels, les zones, les durées et les indications. L'article Acide hyaluronique des lèvres reprend spécifiquement la question du repulpage labial, la zone la plus sensible, avec les protocoles d'anesthésie associés.

Effets attendus

Ce qui est normal dans les 72 heures

Le maquillage est possible dès le lendemain. Éviter sport intense, sauna et exposition solaire 48h.

Signaux d'alerte

Quand consulter en urgence

Appeler le cabinet ou le 112. Pour les complications vasculaires, voir aussi Hyalase et urgences.

Sécurité

Distinguer la gêne normale d'un signe d'alerte.

La majorité des suites post-injection sont une succession de signes attendus. La règle pour s'y retrouver est simple : une douleur qui diminue progressivement dans les 24 à 48h est normale, une douleur qui augmente ou apparaît tardivement n'est pas normale.

Le risque principal d'une injection d'acide hyaluronique est l'occlusion vasculaire, c'est-à-dire l'injection accidentelle du produit dans un vaisseau sanguin, qui bloque l'irrigation d'une zone de peau. Ce risque est rare quand le médecin connaît l'anatomie du visage et utilise une canule fine sur les zones à risque. Il se manifeste par un blanchiment local, parfois marbré, accompagné d'une douleur disproportionnée. La prise en charge se fait par injection d'hyaluronidase, une enzyme qui dissout l'acide hyaluronique en quelques heures.

Les autres complications graves (infection profonde, granulome) sont exceptionnelles. Elles imposent toutes une consultation médicale rapide, jamais une attente prolongée. Pour une vue complète des risques et des contre-indications, l'article Risques de l'acide hyaluronique détaille la sécurité de la procédure.

L'intérêt de choisir un médecin formé, qui pratique régulièrement et qui dispose de hyaluronidase au cabinet, est exactement là : la quasi-totalité des incidents graves sont gérables s'ils sont reconnus et traités tôt. La question n'est pas "y a-t-il un risque" mais "qui injecte et comment réagit-il en cas de problème".

L'approche Reskin

Au cabinet de Braine-l'Alleud, la douleur est anticipée, pas subie.

Le Dr Aude Van Ooteghem applique un protocole d'anesthésie standardisé pour chaque injection. La crème EMLA est posée systématiquement 30 à 60 minutes avant la séance, le temps que l'anesthésie de surface s'installe. Le choix du gel intègre quasi systématiquement la lidocaïne (Restylane Kysse, Juvederm, Belotero selon la zone et l'indication). Pour les lèvres, le bloc nerveux est proposé d'office aux patients qui en font la demande ou qui ont une sensibilité particulière.

Trois principes complémentaires structurent la pratique. Premièrement, la consultation préalable est obligatoire. C'est le moment où la sensibilité du patient est évaluée, où le protocole d'anesthésie est défini, où l'historique médical (anticoagulants, allergies, antécédents) est passé en revue. Deuxièmement, la communication est continue pendant la séance. Le médecin annonce chaque geste, vérifie le confort, propose une pause si nécessaire. Troisièmement, un suivi est organisé à 7 jours pour vérifier la résorption de l'oedème, évaluer le résultat et reprendre la zone si besoin.

Le cabinet est situé à Braine-l'Alleud, à 10 minutes de Waterloo et de Nivelles, 15 minutes de Lasne et d'Uccle, 20 minutes de Bruxelles. Les zones les plus demandées (lèvres, cernes, sillon nasogénien, pommettes) font l'objet d'une page traitement dédiée : acide hyaluronique au cabinet.

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Questions fréquentes

Vos questions sur la douleur de l'injection.

Une injection d'acide hyaluronique, ça fait vraiment mal ?

La douleur dépend de la zone. Les lèvres sont la zone la plus sensible (5 à 7 sur 10 sans anesthésie). Le sillon nasogénien et les pommettes sont nettement moins douloureux (3 à 4 sur 10). Avec une crème anesthésiante appliquée 30 minutes avant et un produit qui contient déjà de la lidocaïne, la sensation décrite est généralement un picotement ou une pression supportable. Pour les lèvres, un bloc nerveux dentaire peut ramener la douleur à 1 ou 2 sur 10.

Quelle anesthésie est utilisée pour les injections d'acide hyaluronique ?

Trois niveaux sont disponibles. Une crème anesthésiante (EMLA, lidocaïne et prilocaïne) appliquée 30 à 60 minutes avant la séance. Une lidocaïne intégrée dans la plupart des gels modernes (Restylane Kysse, Juvederm Ultra, Belotero Intense), libérée à l'injection. Un bloc nerveux dentaire pour les lèvres, qui anesthésie tout le pourtour buccal avec une injection identique à celle d'un soin dentaire courant. Le choix dépend de la zone et de la sensibilité du patient.

Quelles sont les zones les plus douloureuses à injecter ?

Par ordre décroissant de sensibilité : les lèvres (zone très innervée, 5 à 7 sur 10 sans anesthésie), les cernes et la vallée des larmes (4 à 5 sur 10, peau fine et proche du nerf infra-orbitaire), le menton (4 sur 10), le sillon nasogénien (3 à 4 sur 10), les pommettes (3 sur 10, peau plus épaisse). Le déclenchement de larmes lors d'une injection péri-orbitaire est un réflexe normal et non un signe de douleur excessive.

Combien de temps la douleur dure-t-elle après l'injection ?

La piqûre elle-même dure 1 à 2 secondes par point. La sensibilité au toucher persiste 1 à 3 jours selon la zone. L'oedème (gonflement) atteint son pic à 24-48h et se résorbe sur 5 à 7 jours. Les ecchymoses, quand elles apparaissent, durent en moyenne 5 à 10 jours. Une douleur intense, pulsatile ou croissante au-delà de 48 heures n'est pas normale et impose une consultation médicale.

Comment se préparer pour réduire la douleur de l'injection ?

Éviter l'aspirine, l'ibuprofène et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens 48 heures avant la séance, sauf prescription médicale contraire. Éviter l'alcool 24 à 48 heures avant. Bien dormir la veille. Manger normalement avant la séance pour éviter le malaise vagal. Boire de l'eau. Prévoir d'arriver 30 minutes en avance pour la pose de la crème anesthésiante. Le maquillage de la zone doit être démaquillé avant l'injection.

Quels sont les signaux d'alerte qui doivent faire consulter en urgence ?

Trois situations imposent un appel médical immédiat. Une douleur intense, persistante ou en aggravation au-delà de 24 à 48 heures. Un blanchiment cutané (zone qui devient blanche ou marbrée) accompagné de douleur, qui peut signaler une occlusion vasculaire et nécessite une prise en charge dans les heures qui suivent. Tout trouble visuel (vision floue, baisse de vue, douleur oculaire), surtout après une injection dans la zone glabellaire ou nasale. Pour ces urgences, appeler le cabinet ou le 112 sans attendre.

Le bloc nerveux dentaire pour les lèvres, c'est plus douloureux qu'une injection classique ?

Le bloc nerveux dentaire consiste en une injection unique de lidocaïne au niveau du nerf qui innerve la lèvre, de la même façon qu'un dentiste anesthésie une dent avant un soin. La piqûre initiale est comparable à celle d'une carie : courte et supportable. Elle anesthésie ensuite tout le pourtour de la lèvre pendant 30 à 60 minutes, ce qui rend l'injection d'acide hyaluronique elle-même quasi indolore (1 à 2 sur 10). Elle n'est pas systématique et se discute en consultation selon la sensibilité du patient.

Pourquoi mes yeux pleurent quand on m'injecte autour des yeux ?

C'est un réflexe nerveux normal. La zone péri-orbitaire (cernes, vallée des larmes, pommette haute) est innervée par le nerf infra-orbitaire qui partage des fibres avec la glande lacrymale. Le passage de l'aiguille déclenche un larmoiement réflexe, sans rapport avec une douleur excessive ou une lésion. La rougeur des yeux qui peut accompagner ce réflexe disparaît en quelques minutes. Ce phénomène est attendu et n'a aucune conséquence sur le résultat.

À Braine-l'Alleud

Le Dr Aude Van Ooteghem (INAMI 1 82549 05 003) propose les injections d'acide hyaluronique avec protocole d'anesthésie standardisé (crème EMLA, lidocaïne intégrée, bloc nerveux pour les lèvres) au cabinet Reskin Clinic à Braine-l'Alleud, à 10 minutes de Waterloo et Nivelles, 15 minutes de Lasne et Uccle, 20 minutes de Bruxelles.

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Sources et références

Information médicale vérifiable.

Article rédigé par le Dr Aude Van Ooteghem, médecin spécialiste en médecine esthétique, ULB. Publié et vérifié le 29 mai 2026.

  • PubMed · Pain management hyaluronic acid filler injection Littérature médicale sur la gestion de la douleur des injections d'acide hyaluronique : EMLA, lidocaïne intégrée, bloc nerveux, vibration, glace. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • Weinkle SM, Bank DE, Boyd CM, et al. · Dermatologic Surgery Étude split-face Juvederm Ultra avec et sans lidocaïne intégrée : tolérance significativement meilleure côté lidocaïne. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • Carruthers J, Solish N · Patient tolerability surveys hyaluronic acid fillers Enquêtes de tolérance patientes sur les injections d'acide hyaluronique, scores EVA et préférences. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  • ANSM · Agence nationale de sécurité du médicament Notices et autorisations des dispositifs d'acide hyaluronique avec lidocaïne (Restylane Kysse, Juvederm Ultra, Belotero Intense Lidocaine). ansm.sante.fr
  • AFMPS · Agence fédérale des médicaments et produits de santé (Belgique) Autorisation des dispositifs médicaux injectables et de la crème anesthésiante EMLA (lidocaïne 2,5 %, prilocaïne 2,5 %). afmps.be
  • Société Française de Médecine Esthétique (SFME) Recommandations professionnelles sur les protocoles d'anesthésie en médecine esthétique injectable. sfme.info
  • Société Belge de Dermatologie et Vénéréologie Recommandations professionnelles, formation continue, protocoles cliniques.
  • Loi du 23 mai 2013 sur la médecine esthétique (Belgique) Cadre légal belge encadrant la pratique et la communication en médecine esthétique non chirurgicale.
  • Ordre des Médecins de Belgique Code de déontologie médicale, principe de l'information professionnelle. ordomedic.be
Dr Aude Van Ooteghem, médecin spécialiste en médecine esthétique à Braine-l'Alleud
L'auteur

Dr Aude Van Ooteghem.

Médecin spécialiste en médecine esthétique à Braine-l'Alleud (Brabant Wallon). Diplômée de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), inscrite à l'Ordre des Médecins de Belgique. Pratique fondée sur une approche progressive, structurelle et naturelle, dans le respect strict de la loi du 23 mai 2013.

INAMI
1 82549 05 003
Ordre
Ordre des Médecins de Belgique
Diplôme
Doctorat en Médecine, ULB
Spécialité
Médecine esthétique
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